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tourisme en Midi-Pyrénées
Le tourisme en Midi-Pyrénées

 


L'ARIEGE

La grotte de Niaux

Datant de l'époque magdalénienne, elle a fait connaitre l'Ariège dans le monde entier. C'est la plus grande grotte ornée avec celles de Lascaux et d'Altamira. Sa visite est limitée au "salon noir", hémicycle aux parois couvertes de dessins au trait noir. Les autres parties, comme le réseau Clastres, ne sont pas accessibles. Par contre, des réproductions des oeuvres de Niaux sont visibles dans leur intégralité au Parc Pyrénéen de l'Art préhistorique à Tarascon.
La grotte de Niaux qui fait partie d'un énorme ensemble souterrain d'environ 14 Km, est à elle seule longue de près de 2 Km.
Datés du Magdalénien, les dessins d'animaux exécutés il y a plus de 12 000 ans, se combinent parfois avec différents signes: points, traits, claviformes, où le rouge domine. Ces signes, nombreux et variés, se retrouvent aussi dans les galeries profondes inaccessibles au publics, parfois associés à de rares œuvres figuratives isolées. On retrouve aussi quelques gravures sur l'argile du sol, et les recherches n'ont donné que quelques vestiges mobiliers de
l' époque magdalénienne, trouvés dans le Salon Noir où on ne peut qu'admirer la qualité des dessins pariétaux. Regroupés en six panneaux principaux, tous les animaux sont dessinés au trait noir avec un incroyable réalisme.
La grotte de Niaux est ouverte à la visite dans le cadre de règles précises:
11 visites par jour, 20 personnes par visite, 45 minutes entre chaque groupe.
Grâce au respect de cette réglementation, la température d'équilibre ( 12°C ) n'est pas modifiée et les peintures sont préservées pour permettre aux visiteurs de profiter de ce site exceptionnel et unique, très peu de grottes ornées restant encore ouvertes au public.


La grotte du Mas d'Azil

Creusée au coeur de la chaîne du Plantaurel, elle offre un complex souterrain unique en Europe et permet d'avoir la vue la plus large de l'art pariétal magdalénien (dessins, peintures, gravures et modelage sur argile). Accessible par un tunnel naturel traversé aujourd'hui par la route et la rivière Arize. Elle fut longtemps le refuge de rhinocéros, ours, mammouths...et d'hommes (des magdaléniens aux Huguenots). Dans la grotte un son et lumière vous est présenté ainsi qu’une scénographie reconstituant un foyer magdalénien, spectacle unique dans les cavités.

Située sur le parcours de l'Arize, cette grotte développe un réseau étagé de galeries et de salles. Depuis l'arrivée des Magdaléniens, il semble ne pas y avoir eu d'interruption de longue durée dans la présence humaine dans la cavité jusqu'à nos jours. Les hommes préhistoriques du Mas d'Azil ont donné naissance à une civilisation qui porte le nom de ce village ariégeois, "l'Azilien".

A partir de 1938 elle fut occupée par les armées qui la transformèrent en usine d'aviation.


La grotte de Bedeilhac

Salles aux dimensions colossales, concrétions staglamitiques et de curieux modelages d'argile faits à même le sol, méritent le détour. La grotte de Bédeilhac est située dans le bassin de Tarascon/sur/Ariège. Elle s'ouvre, par un
porche immense 40m de large sur 1 km, à 690 m d'altitude et pénètre profondément dans le massif du Soudour, puisque sa galerie principale atteint 750 m.
La grotte est ouverte au public.

Elle fut fréquentée au Magdalénien moyen et supérieur, ainsi qu'en témoignent plusieurs aires d'occupation disséminées en divers points de la cavité (contexte archéologique), et de nombreuses oeuvres d'art pariétal souvent localisées à proximité immédiate des foyers.
Les oeuvres pariétales font appel à toutes les techniques connues : dessins au trait noir comme à Niaux, peintures en teinte plate, parfois bichromes, gravures fines sur paroi calcaire, gravures sur le sol argileux comme à Niaux, et surtout modelages d'argile qui sont une originalité pyrénéenne.

L'art mobilier (près de 1000 objets) est en grande partie inédit. Ce sont surtout des plaquettes de grès tendre gravées, mais aussi sculptées (bas-reliefs, rondes-bosses). Des gravures ont également été réalisées sur des plaques de limons découpées dans les bancs d'argile de la salle Terminale, à 750 m de l'entrée.
L'art mobilier sur support osseux est plus traditionnel ; ce sont des objets utilitaires décorés (sagaies, baguettes demi-rondes, harpons) et des contours découpés en forme de tête de cheval.
Par l'abondance de son art mobilier, la grande diversité des techniques pariétales, ses aires d'occupation en grotte profonde, sa proximité de gisements exceptionnels comme le Mas-d'Azil et de grottes ornées comme Niaux, Bédeilhac constitue un jalon important pour la compréhension des relations sociales entre groupes humains au Tardiglaciaire.

ce site fut sanctuaire, habitat, sépulcre pour l’homme durant plus de 10 000 ans. Une grande galerie permet d’atteindre la Salle Terminale ou les chasseurs-cueilleurs magdaléniens ont peint et gravé bisons et chevaux, rennes et bouquetins il y a 15 000 ans. Les bas reliefs modelés en argile de la grotte sont uniques au monde.


La grotte de la Vache


A Alliat, tout près de Niaux, cette grotte recèle un habitat préhistorique datant du Magdalénien.
C'est le seul site français où le public est admis à admirer sur place le résultat de 20 années de fouilles archéologiques.
Découvrez l’environnement des premiers montagnards à la fin de l’ère glaciaire
(12000 à 15 000 ans), leur gibier, leurs outils, leurs armes, leur art de la décoration. La visite permet d’accéder à la célèbre Salle Monique, où grâce à plus de 20 ans de fouilles, le campement des chasseurs préhistoriques est resté intact.


La grotte de Lombrives
La plus grande grotte de la Communauté européenne, située près d'Ussat les bains, aménagée pour le public constitue un vaste univers souterrain, dotée d'immenses salles et d'un réseau de longues galeries, elle possède de riches concrétions isolées au milieu de ces galeries ou des salles aux aspects féeriques : le Mammouth, le Tombeau de Pyrène (cf légendes), le trône de Bébrix, la salle des mille colonnes…
Accès par un petit train sur une audacieuse voie panoramique.
Visites guidées en permanence.

La Grotte de Lombrives disposant de nombreux proches d'entrée a constitué un lieu d'habitat préhistorique idéal servant de refuge aux hommes contre les animaux sauvages et les intempéries. L'homme, semble-t-il est allé fort loin dans la cavité et de nombreux ossements mêlés à de l'outillage ont été retrouvés en des lieux distants. Certains de ces ossements animaliers et humains sont datés de la période néolithique.
Les hommes, à toutes les époques sont venus dans Lombrives. Ainsi, au moyen âge, connue sous le nom latin de Lombriga, elle fut le refuge des hommes traqués. Certains érudits ont prétendu que le trésor des Cathares aurait été caché dans la grotte en 1244 et que les derniers Cathares qui s'y étaient réfugiés y furent emmurés en 1328. En 1298, 3 hommes y furent décapités pour y avoir fabriqué de la fausse monnaie. A la Renaissance, on venait y chercher des concrétions pour orner des salons de rocaille alors en vogue. Lors des Guerres de Religion, elle fut occupée alternativement par les Catholiques et par les Huguenots, lors de la Révolution des nobles s'y réfugièrent, sous l'Empire ce fut le tour de Républicains.
La Grotte était alors un refuge sûr pour les opposants. Plus tard, des brigands, des Francs-Maçons, puis des Maquisards lors de la Dernière Guerre y trouvèrent refuge.
Parmi les milliers d'inscriptions gravées sur les parois se trouvent 111 symboles distincts mystérieux : roses, rosaces, chrismes, pentacles, etc...
Les siècles passés ont laissé une dizaine de légendes se rapportant ce site inhabituel.