|

Ouvert toute
l'année
05.61.68.85.45

Le tourisme
en Midi-Pyrénées
















|
 |
La
légende de Pyrène
fille du roi des Bekrydes, amoureuse et enceinte d'Hercule,
Pyrène s'enfuit craignant le courroux de son père.
Au cours de son périple, elle fut attaquée par
un ours. Hercule, entendant ses cris, accouru. Hélas,
trop tard. Il enterra Pyréne dans la grotte de Lombrives
avec des rochers qu'il prit à la montagne et prononça
ces mots : "Afin que ton nom, ma chère Pyrène,
soit conservé à jamais, ces montagnes dans lesquelles
tu dors pour l'éternité s'appelleront dorénavant
Pyrénées".
|
| |
|
|


|
La
légende des sabots de la vallée de Bethmale
Les Maures envahirent le Midi de la France et surtout les Pyrénées
au IXème siècle. Ils occupèrent la vallée
de Bethmale sous la conduite de leur chef "Boabdil".
Le fils du chef s'éprit de la plus jolie fille du val.
Elle s'appelait "Esclarlys", ce qui signifie "teint
de lys sur fond de lumière". Esclarlys était
déjà fiancée au pâtre chasseur d'isards
"Darnert". Ce dernier s'était retranché
dans la montagne avec ses compagnons pour organiser une vengeance.
Darnert déracina deux noyers dont la base formait un angle
droit avec les racines. A l'aide d'une hache et d'un couteau,
il tailla et creusa une paire de sabots (esclops) ayant la forme
d'un croissant de lune avec une longue pointe effilée comme
un dard. Puis un jour, les pâtres, Darnert à leur
tête, firent retentir les "hillets" et livrèrent
un rude combat d'où ils sortirent vainqueurs. Puis ils
défilèrent dans le village. Darnert, chaussant ses
sabots à longues pointes, avait accroché le coeur
de la bethmalaise infidèle à gauche et celui du
Maure à droite.
Depuis ce temps-là, le soir de Noël, le fiancé
offre à sa fiancée une paire de sabots à
longues pointes, habillés de cuir et richement décorés
de pointes dorées dessinant un coeur (sur le dessus du
sabot). Il offre aussi une quenouille rouge et un fuseau, le tout
fabriqué avec tout son amour -- plus la pointe des sabots
est longue, plus l'amour est ardent. En retour, la fiancée
lui offre un tricot en laine brodé de velours et une bourse
empanachée de rubans, de paillettes ou de jais.
|
| |
|
|

|
La
légende de l'or de l'Ariège
Il y
a très longtemps, sur un piton abrupt, dominant la vallée,
était construit un château fort de fière allure.
La princesse de ce lieu s'appelait Mengarde et elle était
alliée aux plus riches familles du comté de Foix,
de Catalogne et d'Aragon. Elle était aussi fort belle et
bien jeune. Pourtant, elle avait été mariée
il y avait longtemps déjà et elle se désolait,
quasiment prisonnière dans cette forteresse caillouteuse.
En effet, son seigneur et maître ne s'occupait pas d'elle.
Il lui préférait la guerre qu'il menait au loin
dans les plaines du nord. Là, à la tête de
ses rudes soldats il ne cessait de remporter victoire sur victoire.
Mengarde n'écoutait pas les messagers venus l'informer
de tout cela. En filant sa quenouille elle pensait à autre
chose.
Un jour elle entendit sur la plus haute tour chanter des tourterelles
et soudain elle se rappela avoir jadis rencontré un cousin,
du nom de Pedro, avec qui elle avait beaucoup sympathisé.
Elle savait qu'il s'était établi en Aragon, du côté
de Boltana et qu'il était très riche. Elle en rêva
toute une journée. Et plus elle y pensait, plus elle sentait
l'amour naître en elle. N'y tenant plus, elle envoya un
messager à ce riche cousin pour lui dire le fond de son
coeur.
"Mon
prince, je voudrais que vous veniez avec toute votre armée
et tout votre or, prendre cette forteresse. Nul ne vous résistera.
Ensuite vous aurez le pays à votre merci."
Pedro en recevant ce message se souvint très bien de Mengarde.
Il l'avait trouvée jadis fort jolie et lui aussi devint
follement amoureux.
"Je serai bientôt au pied de la forteresse, et j'aurai
avec moi les plus fortes troupes d'Aragon et de Catalogne"
fit-il savoir à Mengarde
Ce qu'il dit se réalisa. Mengarde enfin heureuse alla à
la nuit venue ouvrir elle-même la porte de son château.
La garnison laissée par son mari fut massacrée.
Quand ils se virent, Pedro et Mengarde furent tout heureux de
ne pas s'être trompés.
Quand le mari de Mengarde apprit l'invasion de ses terres, il
accourut en toute hâte avec ses soldats. Mais déjà
il était trop tard. Malgré sa bravoure il fut fait
prisonnier et on le précipita dans le vide. Il mourut dans
le torrent. Quelques jours plus tard, Mengarde et Pedro festoyaient
avec ceux d'Aragon. Il y avait tant de bon gibier, tant de pâtés,
tant de gâteaux aux amandes arrosés d'un bon vin
de Catalogne que les lumières restèrent tardivement
allumées. Les guetteurs virent pourtant tout au bout du
sentier un vieil homme chenu, à longue barbe blanche, appuyé
sur un bâton noueux, gravir péniblement la rocaille.
Arrivé devant la porte, il demanda à rencontrer
Mengarde.
"Qui es-tu et que me veux-tu ?" s'écria-t-elle,
fort en colère d'être ainsi dérangée.
Le vieillard posa longuement sur elle un regard à la fois
grave et triste. Enfin il parla.
"Noble dame, alors que tu festoies et dépenses beaucoup
d'or, tout le pays est dans la misère. Ta trahison sème
partout la désolation. Il est temps de chasser l'étranger."
Mengarde pleine de colère s'écria :
"Jetez ce fou du haut des remparts."
Elle venait à peine de prononcer ces mots qu'un éclair
éblouissant sillonna le ciel, suivi presque aussitôt
d'un grondement qui ébranla les monts. Un flot venu de
nulle part envahit le château, fit tomber les murailles
et emporta le prince aragonais et ses soldats. Il ne resta bientôt
que la seule Mengarde isolée sur un rocher. Devant elle
se trouvait le vieillard. Il lui dit :
"Tu as honteusement trahi ton pays, tu as trompé ton
seigneur. Tu seras désormais, pour l'éternité,
transformée en torrent. Tu n'iras pas vers l'Aragon mais
vers le pays de Foix. Tout l'or que tu as accumulé dans
ton château a été emporté vers la plaine
et après chaque orage les flots charrieront mille paillettes."
C'est ainsi
que l'Ariège devint le paradis des orpailleurs qui recherchent
encore l'or de la traîtresse Mengarde.
|
| |
|
|


|
La
légende de l'étang de Lers
A une
quinzaine de kilomètres de Massat sur les montagnes que
domine le Pic du Mont Béas, sommeille un plan deau
de quelques deux hectares de superficie : cest lEtang
de Lers.Depuis une époque lointaine et peut être
dès les temps préhistoriques, de vastes pâturages
sétendaient dans ses parages et la tradition nous
laisse croire quun village sélevait autrefois
à lemplacement du lac actuel.
Cependant
la malédiction sabattit sur le village quelques temps
après le passage dun mendiant à qui la population
villageoise, ce soir là en fête de fin destive,
avait refusé lhospitalité pour la nuit.
Lhomme
rejeté par les villageois passa donc son chemin et rencontra
guerre plus loin sur le chemin du Col dEret (ou col Dret)
un pauvre berger et sa fille qui lui ouvrit sa chaumière
et laccueillit chaleureusement.
Lhomme
vêtu de haillons leur annonça une nuit terrible :
« Les gens du village mont repoussé et la colère
céleste va se manifester, tout va être englouti,
seuls ta fille et toi serez épargné, mais je vous
recommande surtout de ne pas vous retourner même une seule
fois car vous seriez aussitôt changés en pierre.
»
Comme lhomme
lavait annoncé, tonnerre et trombes deau se
succédèrent. Lénorme avalanche de terre
et de pierres se détacha du flanc des montagnes et vint
engloutir maisons et habitants. Elle combla en même temps
lécoulement normal des eaux et celles ci en saccumulant
dans la dépression ainsi constitué formèrent
létang de Lers.
Mais au moment
du cataclysme, la jeune Pascaline ne put résister à
sa curiosité, se retourna et fut aussitôt changée
en pierre. Non loin des rives du lac sur le chemin qui conduit
au Col dEret, on peut voir la jeune Pascaline figée
pour toujours dans la pierre.
|
|