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tourisme en Midi-Pyrénées
Le tourisme en Midi-Pyrénées

 


Les faits marquants de l'Histoire en Ariège

* la préhistoire

Nos ancêtres les Magdaléniens... C'est ainsi que débute l'histoire connue de l'Ariège environ
15000 ans avant JC. Avec la Dordogne, notre département est le plus riche en grottes ornées du Paléolithique supérieur.
La structure géologique de l'Ariège est composée principalement de roches calcaires, les eaux naturelles ont creusé et creusent encore imperceptiblement à notre échelle du temps, les cavités souterraines que sont les grottes ou cavernes.

Aux temps lointains de la préhistoire beaucoup de ces grottes servirent d'abri aux premiers habitants de l'Ariège. On y a retrouvé leurs industries de pierre et quelques fragments de leur squelette.

A la fin de la dernière glaciation, les magdaléniens étaient parfaitement adaptés aux rudes conditions de leur milieu. Leur vie nous est connue par les fouilles menées sur leurs habitats, mais pas seulement leur vie, également leurs croyances et les rites auxquels ils se livraient dans les grottes où ils ont laissé leurs peintures et leurs gravures sur les parois, ainsi que de nombreuses traces de leurs activités. Les Pyrénées sont particulièrement riches en sites magdaléniens, d'autant mieux conservés que les cavernes y sont vastes et profondes :Niaux, Le Mas d'Azil, Bédeilhac, la vache, Lombrives

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* le catharisme

Le catharisme est un mouvement religieux chrétien médiéval. Il est évangélique et apostolique. Contrairement à l'Eglise catholique médiévale, il rappelle que le message chrétien est de paix et d'amour et non de croisade, de pouvoir et de richesse.

Pour le catharisme, Dieu, qui est toute bonté, n'a rien à voir avec la souffrance et le mal de ce bas monde dont le prince est Satan. Le royaume de Dieu est un autre monde. Leur prédication dualiste est fondée sur l'opposition entre ce monde et le royaume de Dieu. Déclarés hérétiques dans toute la chrétienté, les cathares subissent une longue persécution qui culmine avec la croisade contre les Albigeois et l’inquisition, pour aboutir à leur élimination totale à la fin du Moyen-Age.

Les cathares ont été considérés comme des "Hérétiques" par leurs adversaires. Appelés "Bogomiles" en Bulgarie (amis de Dieu) "Albigeois" dans le midi ou "Cathares" en Allemagne, ils ne s'appelaient eux-même que Chrétiens ou Apôtres.Pour leurs Croyants, ils étaient des Bons Hommes ou des Bonnes Femmes.

Un peu dh'istoire...
Au détour de l’An Mil, la vieille Eglise occidentale n’en finissait pas de repousser les tentatives de réforme. Nombreux étaient ceux qui voulaient revenir aux préceptes fondamentaux du Christ et rejetaient ouvertement la liturgie de l’église officielle.Proches des gens de leur siècle, sachant répondre à leurs angoisses et à leurs doutes les «Bonshommes» ou «Bons Chrétiens», comme
ils plaisaient à se nommer, firent de nombreux adeptes par la seule force de la parole.
L’Eglise officielle fut rapidement débordée et ne put empêcher la foi de ces nouveaux croyants
de gagner des régions entières.
Ce fut le cas du Midi toulousain où la noblesse locale adhéra largement à la nouvelle religion.

Ces idées nouvelles se heurtèrent bientôt à une Eglise accrochée à ses privilèges, et d’un débat théologique on en vint bientôt à une crise ouverte. Après quelques tentatives de conciliation,
comme celle de Saint Dominique, le Pape Innocent III en appela à la croisade contre les «hérétiques». Au printemps 1209, l’étendard de la Religion flottait haut pour justifier un affrontement militaire et politique qui deviendra celui de la couronne de France contre le comté
de Toulouse…
Les armées croisées attaquèrent les places fortes et ravagèrent le pays. Malgré l’engagement du
roi d’Aragon dans le conflit en 1213, et sa mort à la bataille de Muret, la Catalogne échappa aux combats. Sur le versant nord des Pyrénées, le bruit des armes ne prit fin qu’en 1229 avec la défaite du comte de Toulouse. Ce dernier signa cette année là le Traité de Meaux, qui laissait
le champ libre à une répression méthodique de la religion interdite. Il fut créée alors l’un des instruments de répression les plus terribles de l’histoire : l’Inquisition.

Véritable police religieuse, l’Inquisition était menée par quelques hommes qui traquaient les «mauvaises pensées» de leurs contemporains en s’appuyant sur la délation et la peur.
Si leurs premières cibles furent les nobles et les notables, ils s’attaquèrent vite aux petites gens, artisans, marchands ou paysans, décidés à éradiquer totalement le mal de la société.
Face à cette répression les Bonshommes durent s'enfuirent dans les sites les plus discrets
ou les plus inaccessibles, les châteaux furent notamment leurs lieux de refuge : Montségur, Roquefixade, Miglos, Usson, Montaillou,Lordat

L’ultime soubresaut du catharisme, vint d’Ax-les-Thermes, où un Bonhomme nommé
Pierre Autier réussit à convaincre quelques fidèles et à donner de nouveaux cadres à son Eglise.
Mais l’Inquisition restait vigilante, et les derniers bonshommes, traqués, n’eurent d’autres choix que celui de l’exil. Ils se tournèrent vers les terres des seigneurs du Bergueda, de l’Alt Urgell et de Solsones.Ils savaient que l’Inquisition aurait du mal à les trouver en ce pays où elle était mal implantée.Baga, Castelbo, Josa ou Berga devinrent alors des lieux de retrouvailles et le
dernier refuge pour les Bonshommes en fuite. C'est par le chemin des Bonshommes que les
derniers Cathares en exil, fuyant l’inquisition, utilisaient tout naturellement cet itinéraire pour aller chercher refuge en Catalogne. Par les montagnes, les cols, allant de maison amie en abri précaire, ils gagnaient les terres catalanes vers l’Alt Urgell, la Cerdagne ou le Berguedà.

En suivant cet itinéraire pyrénéen, "le chemin des bonshommes" vous irez par les mêmes chemins, découvrirez les mêmes paysages que ces hommes et ces femmes du Moyen-Age
en quête de liberté, et si vous prenez votre temps, vous sentirez le souffle de l’histoire.


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* la guerre des demoiselles

Nous sommes en 1829, la population de l'Ariège ne cesse d'augmenter et les paysans s'appauvrissent. Ignorant de ces réalités et soucieux de reconstituter la forêt dévastée par des siècles d'exploitation, Charles X décide de reprendre aux communes le sol domanial en instaurant une nouvelle administration forestière.
Depuis le Moyen-Age, le Couserans et les hautes vallées de l'Ariège, reculés, vivent en quasi autarcie. La forêt, ce qu'elle offre, assure la survie de la population qui la considère comme son
bien propre. Les paysans des vallées de la Bellongue, de Bethmale, du Biros mais aussi de
Massat, s'insurgent et "les Demoiselles" font leur apparition. Déguisés en femmes avec de longues chemises blanches, des foulards ou des perruques, le visage noirci ou caché, les hommmes attaquent, souvent la nuit, les grands propriétaires, les gardes forestiers et gendarmes, les maîtres de forges et les charbonniers. Inorganisés et sans conscience politique, les paysans conduisent cette "guerre" avec peu d'armes. Pourtant sous l'aspect "carnavalesque" de cet événement, "les Demoiselles" vont installer une atmostphère de peur qui inclinera le pouvoir à instaurer des mesures d'amnistie et assouplir les lois de cette administration forestière.

Ce conflit, intense de 1829 à 1832, s'étendra jusqu'en 1872.

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* la seconde guerre mondiale

Combien de passeurs ariégeois ont sauvé de vie durant la seconde guerre mondiale, en empruntés des chemins escarpés, dans des conditions parfois très difficiles, qui conduisaient tous à la liberté...

Plusieurs passages bien organisés ont été en opération durant toute la guerre (the CometeLine, the Pat O’Leary Line, the Marie Claire Line pour n’en nommer que trois). Dans chaque cas la procédure était la même: les évadés passaient de résistant à résistant, chacun maillon d’une grande chaîne humaine. Ces résistants locaux fournissaient habits, nourriture et cache en prenant de grands risques pour eux même. Ayant atteint la montagne, les hommes étaient alors regroupés dans un endroit secret et répartis en petits groupes pour affronter l’ascension nocturne finale vers la frontière espagnole.

Bien qu’ au début, la route d’évasion principale utilisée par la Pat O’Leary Line était centré sur la
côte Méditerranéenne près de Marseille et la Comete Line sur de la côte Atlantique près de
Bayonne, beaucoup d’autres évadés aidés par le réseau O’Leary étaient guidés à travers la
France par Agen et Toulouse puis vers les Pyrénées Centrales et le point de départ : St Girons. Devant eux un sentier de haute montagne soigneusement choisi pour éviter les postes de contrôle officiels et tout contact avec les patrouilles allemandes.

D’après des statistiques officielles, il y eu 33 000 évasions réussies par les français entre 1940 et 1944 sur toute la chaîne pyrénéenne. Parmi cela 782 ont passé les hautes montagnes de l’Ariège. Un maximum passèrent en juin 1943 : 113 évasions réussies par ou proche du chemin de la Liberté.

Comme les conflits s’amplifiaient, plusieurs autres sentiers d’évasion ont été pratiqué près de
St Girons, chacun seulement connu par son guide ou passeur. Les villes et villages frontaliers comme Foix, Tarascon, Aulus les Bains, Massat,Castillon, Seix et Sentein avaient chacun un
réseau de sentiers secrets menant vers la frontière espagnole.

Mais en 1943, à cause de la surveillance accrue des allemands et des dénonciations de la part des collaborateurs français, les embuscades le long des chemins d’évasion se faisaient de plus en plus nombreuses. En tout ce furent plus de 100 passeurs qui furent arretés et déportés ou tués sur le champ alors qu’ils essayaient de s’échapper par delà les montagnes.

Inaugurée en 1994 "le chemin de la liberté" a donné naissance à une randonnée balisée et unique
car elle retrace un des nombreux passages utilisés durant la deuxième guerre pour s’enfuir des Pyrénées Centrales vers le Nord de l’Espagne. Cette route a non seulement été emprunté par de nombreux français et juifs fuyant l’oppresseur allemand mais aussi par beaucoup d’aviateurs anglais et américains qui cherchaient à rejoindre leur pays après que leur avion ait été abattu par les nazis occupant l’Europe.De nos jours, grâce au succès de la réouverture du Chemin de la Liberté, au minimum trois autres chemins de passages oubliés sont en bonne voie d’être réouverts et balisés.