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Montségur
existe dans le coeur des Languedociens comme un authentique et douloureux
témoignage d'une liberté foudroyée, d'une croyance
brisée par le feu mais inscrite pour toujours dans la mémoire
collective de l'Occitanie. En
1200, le mariage de Raymond de Péreille, seigneur de Montségur
avec Corba de Lanta (qui fut brûlée lors du bûcher
de Montségur avec sa fille Esclarmonde), dont la famille était
propriétaire du château, y fut célébré.
Roquefixade devient lieu de refuge cathare et résiste à
la croisade contre les Albigeois. Le village situé à ses
pieds, fut pris, brûlé et rasé par les troupes de
Simon de Montfort. Il sera reconstruit quelques années plus tard
sur ordre royal, suivant les plans dune bastide et sous le nom
de « Villeneuve ».Personne ne sait exactement quel fut le
sort réservé à cette seigneurie après la
chute de Montségur en 1244. En 1213, prend fin la première croisade contre les albigeois, et le comte de Foix, soupçonné de catharisme, offre Miglos en garantie au roi d'Aragon pour preuve de son allégenace à l'église de Rome. La mort de Pierre II d'Aragon, délivrera de son serment, le comte de Foix qui récupérera ses domaines et ses vassaux. En 1244, le seigneur de Miglos fut accusé d'hérésie et interrogé par le triunal de l'inquisition. Dans sa déposition, il affirma avoir reçu des parfaits dans son chateau et avoir cru en leurs paroles. Il précise également son implication dans la défense du catharisme en signalant son aide à Montségur par le don de douze cordes à perrières, de deux frondes à balistes et d'une arbalète. Ses aveux lui valurent ld'être condamné à la prison à perpétuité. Il sera toutefois remis en liberté le 24 décembre 1248 sur ordre du pape Innocent IV. Au
début du XIVe siècle, le catharisme se répand à
nouveau dans la région, le seigneur de Miglos, soupçonné
une nouvelle fois de faveur envers cette croyance se voit confisquer
son domaine. En 1320 le château est restauré et partiellemnt
réaménagé, ce sont d'ailleurs ces ruines qui sont
Dominant le village du haut d'une butte, on peut encore observer les restes du donjon. L'orthographe du nom du village a varié au cours des siècles : Mont-Alyone, Mont-Alion et Montalio. Il était la propriété des sires d'Alion (Allion ou encore Aliou), vicomtes de Sault, cités depuis le début du XIIème siècle. Bernard d'Alion, seigneur de Prades et de Montaillou, est gendre du comte de Foix en 1236, ayant marié Esclarmonde, la soeur du comte de Foix. La chute du château de Montségur provoqua la destruction du château de Montaillou. Celui-ci fut cependant reconstruit au milieu du XIIIème siècle. Le château fut presque détruit par lesflammes en 1756. Se résumant à trois pans de mur, les ruines que l'on peut encore observer sont bien loin du château qui a vécu l'époque de la Croisade contre les Albigeois
Le château de Lordat domine toute la haute vallée de l'Ariège, le Sabarthès. Les premières constructions remontent vraisemblablement aux IX et Xèmes siècles. Il est cité de manière explicite en 1034, relevant alors des comtes de Foix. Les ruines visibles aujourd'hui sont celles du château qui existait aux X et XIèmes siècles. Il fut agrandi au XIIIème siècle et occupé pendant la croisade contre les Albigeois. Le serment du vicomte de Béarn et du comte de Foix (1213) fait état du château de Lordat, parmi les places fortes remises au roi de France.En plein cour de la croisade, en 1226, Roger-Bernard de Foix loffre en garantie au roi de France Louis IX (St Louis) et peu de temps après le château devient un lieu de refuge pour les cathares persécutés qui affluent dans ce coin de lAriège (le Sabarthès dalors). Dans
létrange et embrouillée histoire du siège
de Montségur, Lordat tient une place à part puisquaux
dires de certains historiens, il aurait accueilli les parfaits échappés
par la muraille du pog la nuit qui suivit le bûcher. Pour un temps
seulement, ces derniers, toujours aux dires de certains, se rendant
en pays dAlion au château dUsson. A la
fin du XIII° siècle, le château de Lordat tombe entre
les mains du roi dAragon qui le détruit en grande partie.
Roger-Bernard récupéra son bien en 1295 en fort mauvais
état après quil ait été occupé
par les troupes royales sur ordre de Philippe III. |