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tourisme en Midi-Pyrénées
Le tourisme en Midi-Pyrénées

 

 


L'orpaillage ariégeois

Selon DIODORE de SICILE, historien grec (45 av.J.C) "Les phéniciens et les carthaginois trouvèrent tant d'or dans les Pyrénées qu'ils en mirent aux ancres de leurs vaisseaux."

L'orpaillage ariégeois n'est plus qu'un souvenir (il existe encore des stages de chercheur d'or), son importance économique était tout au plus une activité saisonnière et complémentaire, comme d'autres tels le colportage, la distillation ambulante...

Sous les comtes de Foix la récolte de l'or était très répandue. A Pamiers, elle fut longtemps un privilège que ses habitants défendaient devant Le Conseil de Ville en 1477. Ce Conseil réglait les conditions des privilèges accordés. Lorsque le comté de Foix fut rattaché à la couronne de France, le droit d'accorder des patentes fut confisqué par l'état et rattaché à l'Hôtel des Monnaies de Toulouse.

Sous le régime des patentes ou permission, l'orpailleur avait la faculté de choisir son terrain sans l'avis du propriétaire sous réserve qu'il remit le terrain en l'état trouvé avant la recherche de l'or. L'or recueilli devait être vendu à prix fixé par l'Etat à l'Hôtel des Monnaies de Toulouse. Mais des marchands ambulants, quelquefois espagnols, sillonnaient les rivières pour acheter aux ramasseurs leur recette journalière, ce fut le cas pour les 9/10ème de la production.

Pour lutter contre ce marché noir, l'état achetait les terrains et les faisait exploiter.

Le coup de grâce à cette profession fut porté par la révolution. Les patentes et permissions royales n'ayant plus aucune valeur, la prospection fut entièrement libre et les propriétaires de terrain chassèrent violemment les orpailleurs pour exploiter, parfois eux-mêmes, leur propriété en partageant l'or avec les malheureux qu'ils employaient à cette recherche.

Cette industrie s'exerça ainsi jusqu'à la promulgation de la loi de 1810 concernant l'exploitation des mines et des carrières. On trouve encore quelques orpailleurs sur les bords du Salat et de l'Ariège vers la fin du 19 ème.

La production d'or apportée à l'Hôtel des Monnaies fut d'environ 50 kg par an vers 1750, que l'on peut multiplier par 6 au moins, étant donné le marché florissant de la contrebande. L'or était d'excellente qualité: de 22 à 23 carats alors que l'or pur est à 24 carats.

L'art de l'orpaillage
Le travail consiste en un grand nombre de lavages qui dégagent les paillettes d'or du sable.
Le lavage est un procédé gravimétrique fondé sur la différence de gravité entre le minerai et la gangue (argile+sable) dans un milieu liquide.

L'orpailleur ariégeois utilisait 3 outils :
- une batée sorte de vase en bois de 50 cm de diamètre
- une bêche à bords relevés pour écarter les cailloux
- une petite écuelle où est versé le sable lavé

Les orpailleurs cherchent dans les petites anses et ils sont certains d'en trouver dans les endroits où les graviers contiennent des galets de minerai de fer. Après une crue ou de fortes pluies, le moment est encore plus propice.

Texte tiré de la brochure "Ariège: Histoire d'Ors...des rochers et des torrents"

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Le bouilleur de cru

Le bouilleur de cru, privilège abolit en 1960, est celui, généralement un fermier, qui amène le marc ou les fruits qui serviront à fabriquer l'alcool.
Le distillateur ambulant est bien la personne qui passe de village en village pour transformer cette matière première en un breuvage fort apprécié.


L'invention de l'alambic et du principe de la distillation datent d'il y a mille ans. C'est aux Arabes que nous les devont : "Les premiers alambics servirent à fabriquer le fard à paupières connu sous le nom de khôl. Curieusement, quand les Arabes commencèrent à distiller le vin, ils donnèrent le même nom au produit obtenu : al khôl, «la chose subtile».".

Au XIIIème siècle, les alchimistes développèrent la science de la distillation. Pour eux, l'alcool était la première étape vers l'élixir de vie éternelle ; c'est de là que lui vient sa dénomination d'eau-de-vie.

La tradition de la distillation du marc pour sa consommation personnelle s'est développée et maintenue jusqu'à notre époque. Chaque agriculteur avait auparavant le droit de distiller pour son propre compte 1000 degrés par an d'alcool pur, soit 20 litres à 50° ; c'était le privilège du bouilleur de cru. Certains entassent peut-être dans leur cellier des nectars très anciens...

Ce privilège était héréditaire ; il a été supprimé en 1960 sauf pour ceux qui le détenait alors avec la possibilité de le transmettre à leur conjoint.
Une chose est certaine : les bouilleur de cru, fournisseur du marc et des fruits, vont
disparaitre petit à petit à cause de la suppression du privilège et de sa non-transmissibilité. Toutefois, rien n'interdit, à condition de payer les taxes, de distiller de l'alcool.

Souhaitons que la tradition du distillateur ambulant continue à se perpétrer ; elle est encore vivace aujourd'hui dans de nombreux départements.

En Ariège, dans certains petits villages, sur la place publique, le bouilleur de cru perpétue toujours une tradition vieille de centaines d'années.

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L'industrie du peigne en corne

IIIe et VIe siècles : Invasion des sarrasins au sud de l'Ariège, comté de Foix. Le peigne en corne et ivoires fait son apparition.

XVIe au XVIIe siècles : Révocation de l'édit de Nantes. Beaucoup de familles de protestant viennent s'installer en Ariège; région du Mas d'Azil, et vallée de l'Hers. Ils commencent à passer de l'artisanat à l'industrialisation.

XIXe Siècle : Grâce aux centrales électriques, l'Ariège devient, l'un des principaux
fournisseurs mondial de peignes en corne.Entre 800 et 1500 empoyés.

1914 - 1918 : Perte d'une partie de la main d'œuvre.

1939 - 1945 : Difficulté d'approvisionnement, et apparition du peigne en plastique à Oyonnax dans l'Ain.

1939 - 1996 : Déclin progressif de l'activité. La vallée de l'Hers est le dernier lieu de fabrication du peigne en corne en France et au-delà.

1996 -2000 : Réhabilitation d'un atelier de fabrication artisanale, qui allie traditions et savoir- faire à l'Aiguillon.

2002 : Il ne reste aujourd’hui qu'un seul artisan dans l'activité de peignier sur le territoire français et il travaille en Ariège.

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Le colportage


En Haut-Couserans, le colportage s’inscrit comme un phénomène très important du 19ème siècle et du début du 20 ème siècle, permettant aux habitants de cette région de subvenir à leurs besoins. Il s’agissait d’un processus vital pour des familles qui cherchaient seulement à se nourrir et non à s’enrichir.

La densité de population en Haut-Couserans atteignit son apogée à la fin de la première moitié du 19 ème siècle. On y comptait 50 habitants au km2 sur les cantons de Castillon et d’Oust et même 87 sur le canton de Massat, la plus forte densité de toute l’Ariège.

Il y avait donc beaucoup de gens pour peu de terres utilisables dans cette région de montagne. De plus, à la misère provoquée par la surpopulation, s’ajouta, en 1846, la disette amenée par la maladie de la pomme de terre.

Pour beaucoup, il devint quasi impératif de quitter le pays, soit pour une durée limitée, par exemple, pour des tournées de colportage, soit de façon définitive, pour un exode vers des villes ou pour des pays plus lointains.

Les colporteurs (souvent des femmes) partaient à pied, ou en charrette pour les plus fortunés, pendant la période hivernale, les travaux dans les champs étant réduits. Ils portaient le
« cayché », caisse portée sur le ventre avec des sangles aux épaules et un couvercle, ou parfois la « marmotte », comportant deux caisses s’emboîtant l’une dans l’autre. Là ils rangeaient leur marchandise achetée chez un marchand en gros. En général, la marchandise se payait au retour, grâce à l’argent gagné lors du voyage.

Le colporteur ne lésinait pas sur les kilomètres, se rendant même dans les fermes les plus isolées, jusque dans l'Aveyron. Il préférait aller directement chez le client, plutôt que s’installer sur la place des villages. Peu à peu, il arrivait ainsi à avoir une clientèle fidèle, y retournant chaque année à la même époque. Il dormait à la belle étoile ou dans des granges, évitant de se rendre dans les villes, car il n’y bénéficiait pas du même accueil.

A ce colportage proprement dit , se superposaient d’autres formes d ‘émigration ayant les mêmes objectifs économiques, tels :

- les brûleurs d’eau de vie de Massat, portant l’alambic sur le dos et qui visitaient les villages.
- les nourrices de Bethmale, partaient à Toulouse avec leur costume traditionnel
- les montreur d’ours des vallées de l’Alet et du Garbet
- dans toutes les vallées, les ouvriers saisonniers pour le pays-bas.